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Projet photographique réalisé par Nicolas Delaroche en collaboration graphique avec Mads Freund Brunse pour l’espace d’arts Saint-Valentin;

 

Une image par semaine durant une année, à partir du 14 février 2012 ;  Publiées en flux hebdomadaire sur le site et sur Facebook chaque semaine. Les images photographiques concernent les cinq premières expositions de l’espace d’arts Saint-Valentin.

Histoire de collectionner des notices d’extase.

 

Présentation:

Nicolas Delaroche est un photographe que l’on pourrait confondre avec un artiste. Si l’on avait un siècle à perdre on pourrait débattre sur les différences entre un artiste et un photographe.

Comme si le temps pouvait s’arrêter. Comme si ce temps n’avait jamais été et comme s’il ne serait jamais, même pas demain.

Les images photographiques de Nicolas Delaroche évincent toute catégorie. D’ailleurs elles évincent même les oeuvres qui se trouvent à l’intérieur. Dans les mains du photographe, l’oeuvre représentée et son image ne forment plus qu’un.
Drôle de manière d’entrer en matière. Mais de matière on en parle.

La matière du regard. Relations de matière.
L’aperçu fugitif des palpitations des murs, du tremblement des objets suspendus,
posés, arrangés, installés, montrés. La fixation d’un regard improbable.

Hors sujet, hors propos, hors direction, hors tout, mais très précisément en plein
centre de l’indicible.
Sous le regard de Delaroche les pièces d’arts s’inclinent et s’excusent de prendre autant de place et elles susurrent.
Elles susurrent aux oreilles des chevaux, enfin, on ne sait pas qui susurre aux oreilles de qui ni comment cela se passe.

Ce que l’on entend est un susurrement, investi, plutôt intense, rythmé, attentif et doux.
Par moment on pourrait écouter le souffle du cheval imaginaire. On pourrait sentir sa température adoucissante. Ici il n’y a point de cheval ni aucune nostalgie des chevaux.

A travers la lentille de Delaroche on ne voit pas grand chose, on ressent l’existence des choses. L’existence possible des choses, des espaces, des volontés nonchalantes, des constructions prévoyantes et surtout des actes potentiels libertins.
Architecture du désir, le désir de l’architecture.

Une relation méga-fusionnelle.

Hélas.

 

Christina Jonsson

 

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